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La terre se souvient de nous

04/06/2025

La Terre ne nous oublie pas

                                              Notre mémoire est incroyable.

Même si nous ne nous servons que d’un infime pourcentage de notre capacité intellectuelle, en exerçant notre mémoire, nous nous rendons compte que nous sommes capables de nous souvenir de choses extrêmement précises.

Malheureusement, l’apprentissage des choses « par cœur » n’est plus trop d’actualité. Le système scolaire a tendance à mettre l’emphase sur la compréhension de la connaissance plus que sur le fait de la retenir.

Pourquoi? Sans doute parce qu’aujourd’hui les sources de connaissances (ou « pseudo connaissances ») sont tellement nombreuses que l’on se sent dispensé de savoir tant que l’on sait où aller chercher le savoir.

Mais comment avoir l’idée d’aller puiser dans des sources de connaissances si le concept même de ce savoir ne trouve aucune racine en nous? En d’autres termes comment aller se renseigner sur ce qu’est un mycelium si on ne sait même pas que cela existe? C’est un autre débat que l’on ne traitera pas ici.

                                                           Apprendre « par cœur »

Apprendre les choses « par cœur » serait proche d’apprendre les choses avec son cœur, c’est-à-dire avec toute cette sensibilité qui nous caractérise en temps qu’êtres sensibles.

Apprendre des choses « par coeur » serait-il plus proche du fait de se remémorer un savoir ancestral qui existe depuis des temps sans commencement que d’un véritable apprentissage?

On pourrait alors plus précisément parler de se « souvenir avec le cœur » que « d’apprendre par cœur ».

 Il y a-t-il des savoirs en ce monde qui nous sont inconnus?

Si l’on considère que nous sommes la Terre (cf article du 18/08/2024) et que la terre est là depuis des temps immémoriaux alors nous devons accepter sans réserve le mystère qui consiste à reconnaître que nous sommes dépositaire de son savoir.

Nous disons que l’homme a découvert le feu mais pourquoi ne pas dire plutôt qu’il s’est souvenu comment faire naître du feu ou comment entrer en relation avec lui?

Car il n’a rien découvert réellement. Le feu existait avant cette période et depuis des temps illimités. L’homme s’était coupé de sa relation avec lui et le subissait plus qu’il ne l’apprivoisait.

Plutôt que de parler de connaissance sur la Terre et la vie, on pourrait parler de renouer avec notre savoir sur les éléments, retisser des liens que nous avons toujours eus mais qui, faute d’être entretenus, se sont peu à peu distendus.

                                                 Se reconnecter ou se lier?

Se reconnecter fait partie du vocabulaire de la technologie. On connecte des instruments ensemble. Ni nous, ni la Terre ne faisons partie d’un quelconque ensemble à reconnecter.

Renouer signifie avoir un élan du coeur et aller vers l’autre, sans esprit de domination ou de profit. C’est une main tendue pour créer (recréer) une relation profitable à tous. C’est reconnaître l’existence préalable d’un lien qui a été rompu.

Quand je me connecte, je peux me lier à l’énergie de la Terre mais qu’est-ce que je lui apporte en retour? C’est une relation univoque et je reste un élément extérieur à la Terre. Renouer, c’est retrouver le lien du cœur, c’est se mêler, c’est accepter de quitter sa place pour se fondre dans l’autre, s’emmêler, s’entremêler pour respirer au même rythme.

Renouer avec nos origines

Renouer c’est retrouver le lien unique de notre origine: le lien à l’énergie, à la nourriture, à l’air, au feu, au vent, à l’eau et surtout au mystère de toute cette intelligence qui a conduit à ce que je vois le jour sous cette forme, ici et maintenant et à en être profondément reconnaissant.

Être reconnaissant, c’est re-connaitre, c’est connaître à nouveau, se re-lier, refaire le nœud du lien avec ce à quoi j’appartiens.

Être reconnaissant, c’est accepter de quitter le siège de l’égo-centricité pour reconnaître que je ne suis qu’une (infime) partie d’un grand tout. Infime, mais importante. Pas plus importante ou moins importante car toute partie du tout est et ne supporte aucun qualitatif, car chacune est importante intrinsèquement et non relativement.

Ce qui est par-dessus tout important est le message lui-même, non les mots qui le composent, pris dans leur individualité. Et qu’est-ce qu’un mot sans contexte? Sans lien avec les autres mots dans une phrase ?

Nous sommes un des maux de la Terre or nous devons redevenir les mots du message de la Terre. Nous devons repasser à la compréhension qu’il n’y a qu’un message, c’est celui de la Terre.

Le message des hommes n’est qu’un vacarme de l’esprit qui dissimule le vrai message qui devrait parvenir à nos cœurs.

Le message de la Terre est transmis depuis des centaines de centaines d’années et reste toujours le même depuis des générations d’êtres sensibles. C’est en ouvrant notre cœur et en faisant le calme dans notre esprit que nous pourrons à nouveau l’entendre.

Renouer, c'est retrouver le lien unique de notre origine

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Rien de plus vivant que le bois mort!

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La Terre est tellement plus que l'environnement

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le terme de renoncement a bien souvent une connotation péjorative...

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Le bois mort

14/03/2025

Le bois mort

On définit le « bois mort » comme un compartiment biologique constitué par le bois qui – quelle que soit sa forme – ne comporte plus de cellules vivantes.

Il sera « bois mort sur pied » ( ne présentant aucun signe de vie au-dessus de 1,30 m), « chablis » ( arbre déraciné sous l’action de différents agents naturels ou pour des raisons qui lui sont propres (vieillesse, pourriture, mauvais enracinement),  «chandelle » ( tronc mort, démunis de branches, mais encore debout sur ses racines), « bois mort au sol », « bois flotté », « bois coulé », « rémanents » (branchages volontairement laissés au sol après une coupe)…

Même si l’expression « bois mort » est souvent utilisée – à tort- envers des personnes ou des choses qui ne sont pas utiles ou qui ne contribuent pas à la réalisation d’un objectif, l’état de « bois mort » n’est pas statique. C’est un état de transformation dynamique et si la sève ne parcourt plus ce bois, il est encore et pour longtemps le siège d’une vie très riche.
Certains se demandent si l’on ne devrait pas laisser le bois mort, tandis que d’autres prônent un nettoyage. Le fonctionnement de l’écosystème indique combien le bois mort est précieux.

      Rien de plus vivant que le bois mort !

 

Outre que, à terre, les branchages protègent les sols et, se décomposant, nourrissent l’humus qui enrichit les sols, dans les cours d’eau, les lacs ou en mer, le bois mort constitue une niche écologique spécifique pour de nombreuses bactéries, des insectes benthiques, des champignons aquatiques et divers mollusques. Il sert d’abri à des poissons, alevins, crustacés, etc. ou de support à certaines plantes, sans parler de son utilisation par les castors qui en font leur barrage.

De même, l’on conserve volontairement des arbres morts, cassés, troués, sur pied car de nombreuses espèces animales en font leur repaire. Les oiseaux y nichent, les insectes y mangent, les champignons y prolifèrent.
Au cours de sa décomposition (durant plusieurs siècles pour les grosses pièces), le bois mort va abriter une succession de communautés animales, bactériennes et fongiques, qui représente environ 25% des espèces forestières animales et végétales et dont la survie dépend directement de la présence de bois mort. Il serait donc fautif de ramasser tout le bois mort et de « nettoyer » les forêts.
Le bois mort est également profitable à la martre (Martes martes), à l’écureuil (Sciurus vulgaris) ou au loir (Glis glis), cavicoles secondaires qui apprécient également les troncs au sol comme refuge et terrain de chasse.
Sans notre intervention, vie et mort voisinent dans la plus grande osmose.  

« Gérer » nos forêts : pourquoi faire ?

Mais alors si la nature sait faire feu de tout bois, même mort, pourquoi devrait-on intervenir pour « gérer » nos forêts et décider de ce qui doit être coupé – parce que mort- de ce qui doit être ramassé et de ce qui doit être laissé sur pied ?

Le bois mort prend une importance croissante. En effet, la mort de l’arbre n’est pas celle des hôtes qu’il abrite, bien au contraire. Même mort, l’arbre continue à donner la vie et préparer le terreau en se décomposant pour mieux accueillir ses successeurs. Il continue à être un lieu de vie et d’étape. Diverses études faites depuis les années 1970 ont montré qu’il était une condition de maintien d’une grande partie de la biodiversité des forêts et de leur fertilité (recyclage de la lignine et cellulose). Il semble également important pour le bon déroulement des cycles naturels liés à d’autres écosystèmes boisés (ripisylve, savane, bocage…).

Tout d’abord, les xylophages, champignons ou insectes, effectuent la première étape du recyclage du bois mort. Viennent ensuite les détritivores qui se nourrissent de matière organique évoluée, sous forme de bois mort très évolué ou de fonds de cavités.

Les arbres sur-âgés, mourants ou morts, ainsi que le petit bois mort au sol jouent aussi un rôle vital dans le fonctionnement, la résilience et la productivité des écosystèmes forestiers et assimilés. Outre qu’ils constituent une niche écologique abritant près d’un quart de la biodiversité forestière, ils sont impliqués dans le cycle et stockage du carbone, dans les cycles des éléments nutritifs, les flux d’énergie au sein des écosystèmes, la production de sol et leurs capacités hydrologiques, et enfin dans la bonne régénération naturelle forestière.
À titre d’exemple, les scientifiques anglais estimaient au début du XXIe siècle que le bois mort ou sénescent était un habitat vital pour 1 700 espèces d’invertébrés rien qu’en Grande-Bretagne (soit 6 % de l’ensemble de la faune connue de Grande-Bretagne). Mais 40 % de ces invertébrés étaient déjà classés rares ou sur la liste rouge des espèces menacées dans ce pays.
Aujourd’hui ces espèces se raréfient dans tout l’hémisphère Nord, par manque d’offre en bois mort et manque d’arbres sénescents (en raison d’une sylviculture dite dynamique qui diminue les rotations, y compris pour des bois durs tels que le chêne).
Dans le même temps, des questions similaires se posent dans le monde animal, avec la disparition de l’offre en cadavres de gros animaux pour les nécrophages et détritivores qui recyclaient autrefois cette nécromasse animale (question qui semble plus difficile à résoudre en raison des risques hygiéniques supposés ou avérés (contagion microbienne, contamination de l’eau, etc.). De nombreux consommateurs de champignons et d’invertébrés forestiers (oiseaux, reptiles et amphibiens et chauve-souris notamment) dépendent beaucoup de ces deux ressources pour leur survie.
Selon l’essence, le volume et la conformation du bois, selon la manière dont il a été taillé (haie, émondage, têtard..), selon son exposition au vent et au soleil et qu’il présente ou non des fentes, caries, trous facilitant l’entrée des décomposeurs, selon l’humidité, l’arbre mort ou le bois mort mettra un temps plus ou moins long à se décomposer.
Enfin, la dessiccation ralentit le processus de décomposition, surtout si le tronc est écorcé et exposé au soleil.

 

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La Terre est tellement plus que l'environnement

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le terme de renoncement a bien souvent une connotation péjorative...

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Nous sommes la Terre

18/08/2024

"Nous sommes la Terre"

Lorsque nous nous préoccupons du bien-être de la planète, nous le faisons pour notre bien.Nous voulons de l’air pur pour respirer, de l’eau pure pour boire. Et nous considérons tous ces éléments comme externes à nous.
Lorsque nous marchons sur la Terre, nous avons tendance à la considérer comme une matière inanimée.
Pourquoi?
Parce que nous avons perdu le sens du lien qui nous unissait à elle. Nous avons même perdu le sens du lien qui nous unissait à notre propre corps: nous sommes obnubilés par nos problèmes et notre performance, par notre travail, à tel point que nous en oublions que nous sommes plus qu’un esprit.

Combien de corps tombent malades de négligence?

                La Terre est une merveille

Quand on contemple la Terre on note qu’une de ses principales vertus est la stabilité. Elle souffre et change mais demeure inébranlable face à tous les défis auxquels elle est confrontée.
Sa deuxième vertu est d’être une source infinie de créativité. Sans cesse en renouvellement elle va d’adaptation en adaptation.
Sa troisième vertu est le non-jugement. Malgré ce qu’elle subit de la main de l’homme, elle nous donne la vie, la possibilité de vivre et nous accueille à notre mort.

La Terre est tellement plus que l’environnement

En nous reconnectant à la Terre, nous pouvons commencer à ressentir du respect, de l’admiration et de l’amour pour elle, donc pour nous tous.
Elle nous soutient de façon inconditionnelle en nous donnant de l’air, de l’eau et des aliments pour nous nourrir.
Et cela est vrai quelque soit notre nationalité, notre religion ou nos croyances.
La Terre n’est pas quelque chose à l’extérieur de nous.

Elle est nous. Nous sommes elle.

Se connecter à la Terre comme moyen de guérison

Si nous observons le pouvoir d’auto-guérison de la planète et que nous comprenons à quel point nous sommes liés à elle, alors notre pouvoir d’auto-guérison nous apparaitra clairement.

Il n’y a rien de particulier à faire. Juste être là, dans l’ici et le maintenant et lâcher-prise avec tout ce qui nous fait souffrance.

A terres à Terre nous avons opté pour cette option: être dans le lâcher-prise de ce que l’on voudrait de la Terre et la laisser s’exprimer, librement. Cette posture nous permet de voir ce qu’elle a à nous offrir et à nous en nourrir.

Ce travail de rééquilibrage de la Terre s’opère alors en chacun de nous, naturellement.

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le terme de renoncement a bien souvent une connotation péjorative...

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le renoncement est la base

18/08/2024

Le renoncement est la base

Le terme de renoncement a bien souvent une connotation péjorative. On l’évoque au moment où on jette l’éponge, où on baisse les bras, voire pire, où on développe une forme de résignation.
Cette dernière est alors souvent accompagnée d’un goût amer d’échec, de défaite. C’est la posture d’une personne épuisée, qui est lasse de faire des efforts vains qui ne la conduisent pas vers le but qu’elle s’est fixé.
Là, le renoncement s’impose de tout son poids, laissant la personne vaincue, à terre.

Pourquoi hésitons-nous à renoncer ?
Dans les sociétés qui prônent la valeur de l’égo et du succès permanent, le renoncement est souvent perçu comme l’apparat du faible, la victoire du désespoir sur l’espoir. On le délaisse pour la pugnacité, voire l’entêtement et on préfère « flotter sans grâce que couler en beauté ».

Mais pourtant il existe un renoncement positif et volontaire.

Cette forme de renoncement naît après une observation fine de nos habitudes et nos actions, afin d’obtenir une vision claire de ce qui est dysfonctionnant, hors de tout jugement de valeur.
Elle est un choix d’action au même titre que les autres, non une impasse.
Je dirais même qu’elle est LA solution car elle est à la source de toute chose, à la base de tout progrès.

Prenez un temps pour observer quels ont été les renoncements, pour lesquels vous avez opté dans votre vie.

Regardez sans jugement de valeur les changements qu’ils ont engendrés, à terme.

L’enfant qui veut faire son premier pas renonce à la posture droite, en équilibre sur ses deux jambes. Cet équilibre qu’il a mis tant de temps à acquérir, il le cède pour un déséquilibre qui lui permettra son premier pas, la marche en avant!
Celui qui s’émancipe renonce au confort douillet de l’amour parental pour oser ses propres expériences à travers le monde.
A bien y regarder, tous nos grands choix ne sont-ils pas faits, à la base, d’un renoncement?

Le renoncement n’est pas facile, car il est rupture et souvent les habitudes et la peur du changement y font obstacle. Mais s’il est fait dans la joie et la confiance, il nous conduira assurément vers quelque chose de bon pour nous.

A terres à Terre nous avons renoncé aux programmes traditionnels de sauvegarde, de replantation, de réintroduction d’espèces…et nous en récoltons les premiers fruits!

 

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Ne rien faire ou faire rien?

14/07/2024

Ne rien faire ou faire rien?

Il y a un an, on vous présentait le procédé de renaturation, tel qu’on l’envisageait à terres à Terre. Et lorsqu’on évoquait notre action, autour de nous, on entendait souvent “donc en gros, vous ne faites rien”.

Aujourd’hui on vous propose de nous pencher sur la notion de « ne rien faire » qui semble liée à ce procédé.

Cette dernière est trop souvent assimilée à une absence d’activité.

En effet, quand on pose la question « qu’est-ce que tu fais? » et qu’on est en train de bailler en rêvant à nos prochaines vacances au bord de mer on répond « rien ». D’où certains sourires entendus devant un concept de sauvegarde de la nature en ne faisant rien…

En ce sens, la Terre et le monde sont différents.  Il n’existe qu’une Terre mais il existe des milliards de mondes car il existe des milliards de façons de le percevoir, et surtout d’y projeter la façon dont notre conditionnement personnel s’exprime au travers des expériences uniques et personnelles que nous faisons.

C’est ainsi qu’à un « rien faire » nous préférons un « faire rien ». 

Jeu subtil de sémantique? Pas tant que ça.

Car lorsque je fais rien, je ne suis pas dans l’inaction. Je m’attache à observer les choses se produire, avec leurs propres lois, selon leur propre nature.

Je me tiens dans un espace où il y a de la perception, sans intention, pas même celle de réussir à, ou d’atteindre un objectif .

Je me tiens dans une posture où je tente de cesser les projections de mon conditionnement.

C’est pourquoi le concept de renaturation est si difficile à mettre réellement en œuvre. Difficile même à concevoir, pour certains, parce que ma conscience personnelle doit se faire discrète. Or l’ego a peur que les activités lui soient enlevées et que par là, il disparaisse.

Mais la vie est activité et ne peut (ni ne doit) être arrêtée. Les activités elles-mêmes sont pures. Faire rien ne signifie pas rester immobile comme une statue de pierre. C’est agir, mais sans être guidé par une identité égoïque.

Faire rien, c’est se retirer du champ du faire et du savoir pour aller vers une connaissance plus profonde, qui n’est pas conceptuelle.

Car les apprentissages et les mémoires n’égaleront jamais la richesse présente de façon naturelle, en toute chose.

Il faut tenter d’aller vers ce qui est avant l’apprentissage et après l’oubli.

Donc, quoi faire ? Ça ou autre chose ?

La réponse arrive une fois établi dans la juste perception de la non-activité, là où on peut avoir toute connaissance et toute activité car notre relation à l’action est alors bonne.

Aucune activité née d’ un mental plein d’ illusion ne peut conduire à un but juste.

Car seule la vie prend soin de la vie. Pas l’égo.

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Qui était John Muir, pionnier de la préservation ? (partie 3)

12/12/2022

Qui était John Muir, pionnier de la préservation ? (partie 3)

Partie précédente du portrait de John Muir à retrouver en cliquant ici.

Muir aura eu l’originalité d’imaginer le Yosemite et la Sierra comme des terres vierges.

Il pense que la plus grande menace pour les terres de Yosemite et de la Sierra est de les transformer en pâturages, notamment pour l’élevage des moutons domestiques.

En juin 1889, l’influent éditeur associé au magazine Century, Robert Underwood Johnson, campe avec Muir dans les prairies de Tuolumne et constate au premier regard les ravages qu’un large troupeau de moutons a fait subir à la prairie. Johnson accepte de publier tous les articles que Muir a écrits contre les pâturages de la Sierra.

Il accepte aussi d’utiliser son influence pour présenter un projet de loi au Congrès qui donne au Yosemite le statut de parc national, sur le modèle du parc national de Yellowstone.

La loi est votée au congrès le 30 septembre 1890 mais laisse la vallée de Yosemite et le Mariposa Grove sous le contrôle de l’État de Californie.

Avec cette victoire partielle à son actif, Muir contribue à la création d’une organisation écologiste appelée le Sierra Club, le 28 mai 1892 dont il est élu premier président (une fonction qu’il gardera jusqu’à sa mort le 24 décembre 1914).

En 1894, son premier livre, Les Montagnes de Californie, est publié.

En juillet 1896, Muir se lie d’amitié avec un autre grand leader du mouvement conservateur, Gifford Pinchot.

Mais cette amitié se termine à la fin de l’été 1897, lorsque Pinchot publie, dans un journal de Seattle, une déclaration encourageant les pâturages de moutons dans les réserves forestières. Ce clivage philosophique s’étend, et divise le mouvement conservateur en deux camps : les « préservateurs », menés par Muir, et le camp de Pinchot, qui garde le terme « conservateur ».

Muir est profondément opposé à la commercialisation de la nature. Muir argumente en faveur de la préservation des ressources pour leur valeur spirituelle ; Pinchot voit la conservation comme un moyen de gestion intelligente des ressources du pays.

Les deux hommes s’opposent âprement sur l’exploitation des ressources naturelles, y compris sur la déforestation.

« Notre bonne Terre avait déjà accompli quantité de voyages réussis autour des cieux avant même que l’homme eût été créé, et des règnes entiers de créatures avaient joui de l’existence puis étaient retournés à la poussière avant que l’homme fût apparu pour les revendiquer. Après que les humaines auront joué leur rôle dans le plan de la Création, ils pourraient bien disparaître eux aussi, hors de toute conflagration générale, de toute commotion extraordinaire  ».

John Muir dans Quinze cents kilomètres à pied à travers l’Amérique profonde.

Aujourd’hui, l’héritage de John Muir est maintenu par son arrière-petit-fils, Michael Muir, qui fonda le groupe Access Adventure pour aider les personnes en fauteuils roulants à découvrir la nature.

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Qui était John Muir, pionnier de la préservation ? (partie 2)

05/12/2022

Qui était John Muir, pionnier de la préservation ? (partie 2)

Première partie du portrait de John Muir à retrouver en cliquant ici.

… Encore plus enthousiaste sur la région qu’avant, Muir trouve un emploi dans une scierie dans la vallée de Yosemite.

Inventeur né, Muir dessine un moulin à eau pour couper les arbres mis à terre par le vent et se construit une petite cabane le long de la Yosemite Creek.

Son intérêt pour les sciences, plus spécialement pour la géologie, occupe son temps libre et il acquiert bientôt la conviction que les glaciers ont sculpté la vallée de Yosemite et ses environs.

Cette intuition est en complète contradiction avec la théorie alors en vigueur, promulguée par Josiah Whitney (à la tête du California Geological Survey), qui attribue la formation de la Vallée à un tremblement de terre catastrophique.

Discrédité par Whitney, Muir est soutenu dans ses théories par Louis Agassiz, premier géologue, qui trouve de l’intérêt dans les théories de Muir, et le désigne comme : « le premier homme à avoir une conception juste de l’action des glaciers ».

En 1871, Muir découvre un glacier alpin en activité derrière Merced Peak, ce qui aide profondément à la prise en considération de ses théories. Il est aussi un écrivain très productif, un grand nombre de ses livres sont publiés jusqu’à New York.

En complément de ses études de géologie, Muir enquête aussi sur la botanique dans la région de Yosemite. Il suit deux spécialisations, la répartition du séquoia géant le long du flanc ouest de la Sierra Nevada, et l’écologie de ses bosquets isolés, en 1873 et 1874. En 1876 l’Association Américaine pour le Progrès de la Science publie une note de Muir à propos de la répartition et de l’écologie des arbres.

« Il semble bien du reste (…) qu’en faisant plantes et animaux la Nature puisse avoir pour objet le bonheur de chacun d’entre eux et non pas que la création de tous ne vise qu’au bonheur d’un seul. Sans l’homme, l’univers serait incomplet. Mais il le serait tout autant sans la plus petite créature transmicroscopique vivant hors de portée de nos yeux et de notre savoir présomptueux ».

John Muir dans Quinze cents kilomètres à pied à travers l’Amérique profonde.

En 1880, Muir épouse Louisa Wanda Strentzel, dont les parents sont propriétaires d’une grande ferme et de vergers à Martinez, une petite ville de Californie, au nord-est de San Francisco.

Pendant les dix années suivantes, il s’occupe de la gestion de la ferme familiale, soit 2 600 hectares de vergers et de vignes qui deviennent très prospères.

Si vous voyagez dans ce coin du monde, la maison et une partie de la ferme sont maintenant « Site Historique National ».

Suite du portrait de John Muir à retrouver la semaine prochaine, à la même adresse.

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Qui était John Muir, pionnier de la préservation ? (partie 1)

28/11/2022

Qui était John Muir, pionnier de la préservation ? (partie 1)

Ce qu’on pourrait appeler la pensée écologique est présente depuis une période relativement longue, et les principes fondamentaux de l’écologie furent développés progressivement, intimement liés au développement d’autres disciplines biologiques.

Ainsi, un des premiers écologistes a pu être Aristote ou peut-être un de ses élèves, Théophraste, tous deux s’étant intéressés aux relations entre animaux ainsi que les relations entre les animaux et leur environnement dès le IVe siècle av. J.-C. !

Les idées écologistes trouvent leur source dans les grands voyages d’exploration des navigateurs européens (Portugal, Espagne, France, Royaume-Uni, Hollande) qui eurent lieu à partir de la Renaissance, pour explorer le monde, développer le commerce maritime avec d’autres pays, et exploiter de nouvelles ressources naturelles.

Même si leur objectif n’était pas celui-là, les voyages de découverte ont favorisé l‘essor des sciences de la nature et ont permis de faire les premiers inventaires. Ainsi, les Grandes découvertes ont bouleversé la représentation du monde héritée du Moyen Âge et ont engendré les premières idées écologiques en Europe.

Parmi les premiers naturalistes qui ont accompagné les voyages de découverte, on trouve le français Pierre Belon qui, au cours de son périple au Levant (Grèce, Turquie, Égypte, Palestine, Arabie) de 1546 à 1549, fait un grand nombre d’observations sur l’histoire naturelle et les mœurs des habitants.

On trouve aussi le français André Thevet, qui ramène de son voyage au Brésil en 1555-1556 des planches représentant la forêt tropicale, des animaux, et des végétaux sauvages cultivés par les indigènes.

Mais aujourd’hui nous vous proposons de vous pencher sur un curieux personnage : John Muir.

John Muir est né le 21 avril 1838 en Ecosse et bien qu’ayant réussi avec brio ses études, il opte pour s’inscrire à « l’université de la vie sauvage ». A peine âgé de 30 ans, il livre dans un carnet de route les observations qu’il fait sur les près de 1500 kilomètres qu’il fera à pied de l’Indiana à la Floride !

« Qu’il est étrange que nous soyons rendus aveugles à la beauté et à la couleur, à la forme et au mouvement, par une simple différence de taille ! Ainsi nous mesurons les herbes selon notre propre stature et selon la hauteur et le volume des arbres(…) Nous ne sommes tous que des animalcules microscopiques ».

John Muir dans Quinze cents kilomètres à pied à travers l’Amérique profonde.

Il faut rappeler que vers 1850, une rupture de pensée a lieu avec la parution de l’ouvrage de Charles Darwin intitulé « De l’origine des espèces »: on passe des représentations statiques des espèces à des représentations évolutives.

Le concept d’écologie apparaît en 1859 dans le préambule de ce livre, sous le nom d’« économie de la nature ». Il y décrit les relations entre les prairies de trèfles, pollinisés par les bourdons, et les chats qui mangent les mulots qui eux-mêmes délogent les bourdons de leurs terriers.

Arrivé à San Francisco en mars 1868, Muir part immédiatement à la recherche d’un lieu dont il ne connaissait que le nom, Yosemite.

Découvrant la vallée de Yosemite, il est captivé et écrit « Aucun temple construit de la main de l’homme ne peut être comparé à Yosemite », et « Yosemite est le plus grand de tous les temples dédiés à la Nature. »

Muir est un véritable touche-à-tout, autodidacte, passionné d’explorer le monde et la nature humaine : après un premier séjour, il retourne dans les montagnes de la Sierra Nevada et devient conducteur de ferry, berger puis amateur de rodéo.

En mai 1869, un propriétaire de ranch lui propose un travail d’été, consistant à mener et surveiller son troupeau de moutons. Muir accepte l’offre avec enthousiasme, et passe l’été dans la région de Yosemite. Ce même été, il escalade le pic Cathedral, le mont Dana et fait une marche le long d’une vieille piste amérindienne du Bloody Canyon au lac Mono.

En même temps il commence à travailler sur des théories concernant la façon dont la région s’est développée et dont son écosystème fonctionne….

Suite du portrait de John Muir à retrouver la semaine prochaine, à la même adresse.

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Les institutions du bien des sols, partie 3 : la SAFER aujourd’hui

14/11/2022

Les institutions du bien des sols, partie 3 : la SAFER aujourd'hui

Suite et fin de notre série d’articles sur l’évolution des Sociétés d’Aménagement Foncier et d’Etablissement Rural (SAFER) en France, d’après le livre-enquête de Lucile Leclair ‘Hold up sur la terre’ publié aux éditions du Seuil.

Comme on l’a vu dans les articles précédents, les SAFER ont presque totalement perdu les fonds publics qui leur étaient destinés. Elles doivent désormais accomplir leur mission de protection du foncier agricole en dépendant majoritairement des commissions qu’elles tirent de leurs ventes.

Or, financement mis à part, il existe une autre métamorphose du marché foncier qui s’est jouée depuis quelques décennies.

Alors qu’à leur création, la plupart du foncier appartenait à des particuliers, aujourd’hui, de plus en plus de grands groupes industriels possèdent des terres.

Les SAFER ont pour mission d’arbitrer le marché foncier des particuliers, pas le marché des entreprises. Il suffit donc de racheter une part majoritaire d’une entreprise pour avoir le contrôle de ce qui s’y joue sur ses terres sans passer par le droit de pré-emption des SAFER.

On estime aujourd’hui qu’un hectare sur trois échappe au droit de regard des SAFER par ce tour de passe passe.

Ce problème, qui a commencé autour des années 2000, n’est pas passé inaperçu : entre 2017 et 2020, trois propositions de loi ont été faites pour modifier la loi sur la vente du foncier. Toutes ont été rejetées.

Ce n’est qu’en 2021 que les SAFER voient leur mission étendue au marché de toutes les ventes d’entreprises propriétaires de foncier agricole. Mais cette nouvelle loi ne met toujours pas de frein sur l’omerta que les grandes entreprises ont sur le foncier agricole.

Il existe deux solutions pour éviter que le foncier ne parte à des grands groupes, et c’est là que l’action de terres à Terre entre en jeu !

  • On peut d’une part empêcher le rachat du foncier agricole.
  • On peut aussi se regrouper en coopératives locales qui achètent le foncier et permettent de le redistribuer à des prix qui sont moins soumis aux aléas du marché foncier.

Il existe donc des solutions, et c’est pour cela que nous avons décidé de nous atteler à cette tâche en créant cette association qui prend le pari de regarder la terre sous le prisme du vivant et non pas de la sécurité alimentaire uniquement car l’un ne pourra jamais aller sans l’autre.

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Les institutions du bien des sols, partie 2 : l’évolution de la SAFER

07/11/2022

Les institutions du bien des sols, partie 2 : l'évolution de la SAFER

Dans  l’article précédent sur les institutions françaises qui régissent l’utilisation et la propriété du territoire, nous vous présentions la naissance des SAFER (Sociétés d’Aménagement Foncier et d’Établissement Rural).

Aujourd’hui, toujours d’après le livre-enquête de Lucile Leclair, nous allons retracer l’évolution que ces sociétés ont prise depuis leur création en 1960.

Alors financées à hauteur de 80% par des subventions publiques, les SAFER pouvaient agir sans but lucratif pour réguler les ventes de foncier dans chaque département (il en existe une par département).

Depuis 2017, le financement des SAFER provient à hauteur de 2% de fonds publics, et ceux-ci sont issus des régions, non de l’Etat.

Le reste de leur budget découle donc des commissions qu’elles touchent sur les ventes (90%) et d’études qu’elles réalisent à destination des collectivités territoriales (8%).

En parallèle, depuis 60 ans, s’opère progressivement une déviance de la mission originelle des SAFER qui accompagne les changements du monde rural.

En effet, alors qu’à leur création, 45% de la population vit dans des communes rurales, et 7 millions de personnes travaillent dans l’agriculture, un basculement s’opère avec le territoire rural qui ne devient plus lieu de vie mais un lieu aux enjeux multiples d’étalement urbain, touristique et de résidences secondaires.

En 1990, la loi de développement rural et protection de l’environnement permet aux SAFER de réorienter des terres vers d’autres usages qu’agricoles pour le développement rural et l’environnement.

En 1999, la loi permet aux SAFER d’acquérir des biens en milieu rural pour les revendre à des acheteurs dont les projets s’inscrivent dans les politiques de développement local, donc pas forcément agricoles.

Ce modèle, unique en Europe que beaucoup nous enviait, s’est donc métamorphosé, en partie pour accompagner les changements ruraux, mais aussi en partie en subissant ces changements plutôt qu’en les façonnant. 

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