Renouer, c'est retrouver le lien unique de notre origine
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14/11/2022
Suite et fin de notre série d’articles sur l’évolution des Sociétés d’Aménagement Foncier et d’Etablissement Rural (SAFER) en France, d’après le livre-enquête de Lucile Leclair ‘Hold up sur la terre’ publié aux éditions du Seuil.
Comme on l’a vu dans les articles précédents, les SAFER ont presque totalement perdu les fonds publics qui leur étaient destinés. Elles doivent désormais accomplir leur mission de protection du foncier agricole en dépendant majoritairement des commissions qu’elles tirent de leurs ventes.
Or, financement mis à part, il existe une autre métamorphose du marché foncier qui s’est jouée depuis quelques décennies.
Alors qu’à leur création, la plupart du foncier appartenait à des particuliers, aujourd’hui, de plus en plus de grands groupes industriels possèdent des terres.
Les SAFER ont pour mission d’arbitrer le marché foncier des particuliers, pas le marché des entreprises. Il suffit donc de racheter une part majoritaire d’une entreprise pour avoir le contrôle de ce qui s’y joue sur ses terres sans passer par le droit de pré-emption des SAFER.
On estime aujourd’hui qu’un hectare sur trois échappe au droit de regard des SAFER par ce tour de passe passe.
Ce problème, qui a commencé autour des années 2000, n’est pas passé inaperçu : entre 2017 et 2020, trois propositions de loi ont été faites pour modifier la loi sur la vente du foncier. Toutes ont été rejetées.
Ce n’est qu’en 2021 que les SAFER voient leur mission étendue au marché de toutes les ventes d’entreprises propriétaires de foncier agricole. Mais cette nouvelle loi ne met toujours pas de frein sur l’omerta que les grandes entreprises ont sur le foncier agricole.
Il existe deux solutions pour éviter que le foncier ne parte à des grands groupes, et c’est là que l’action de terres à Terre entre en jeu !
Il existe donc des solutions, et c’est pour cela que nous avons décidé de nous atteler à cette tâche en créant cette association qui prend le pari de regarder la terre sous le prisme du vivant et non pas de la sécurité alimentaire uniquement car l’un ne pourra jamais aller sans l’autre.
Livre à retrouver aux éditions du Seuil, en cliquant ici.
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Lire la suiteAmong the criteria required to be recognised as a charity of public interest, we already meet the following:
- be of public interest,
- have an influence that extends beyond the local area,
- have a democratic system of operation
Please support us in acquiring, through your donations and memberships, the following criteria:
- have a minimum of 200 members,
- have an real and effective activity
- have a budget of 43,000 euros / year (with public subsidies amounting to less than half this budget).
Dès que notre association sera reconnue d’utilité publique*, vous pourrez également nous soutenir concrètement et durablement en faisant un legs, une donation, un contrat d’ une assurance-vie au profit de l’association terres à Terre. Ils seront utilisés pour l’acquisition foncière de terrains labellisés safe spaces for living beings.
* Les critères actuels pour être reconnue d’utilité publique sont: avoir un nombre minimum d’adhérents de 200, être d’intérêt général, avoir un rayonnement dépassant le cadre local, une activité effectif et une vie réelle, un fonctionnement démocratique, avoir une solidité financière de 46 000 euros / an (avec des subventions < à la moitié du budget).
If you would rather become a member without using online transactions please download our membership form here.