03/10/2022

Comment les méthodes de rewildling ont-elles évolué au cours du temps ?

La renaturation passive porte ses fruits.

Nous vous l’avions montré par l’exemple du “Monks Wood Wilderness” : une ancienne parcelle agricole de monoculture laissée en friche peut redevenir une forêt résiliente.

Cependant, d’autres méthodes de renaturation ont initialement été adoptées, aux Etats-Unis notamment.

Au départ, les trois piliers du ‘rewilding’ étaient :

  • les cœurs de parcs
  • les couloirs écologiques
  • et les carnivores

Les ‘trois C’ donc !

Des cœurs de parc sauvages strictement protégés avec des zones tampon en périphérie des parcs pour créer une zone vierge de toute activité humaine et non affectée par les activités voisines.

Des couloirs pour créer de la connectivité entre les parcs et ainsi favoriser les migrations et mouvements (animaux, végétaux, hydrauliques…) autrefois présents.

Des carnivores, et c’est ce pilier qui a le plus été contesté depuis.

Dans les années 90, les auteurs préconisaient la présence de grands carnivores (puma ou loups, comme l’exemple classique de la réintroduction des loups dans le parc du Yellowstone) dans les zones de ré-ensauvagement pour plusieurs raisons. 

Les carnivores sont à la fois au sommet de la chaîne alimentaire mais sont aussi le groupe qui requiert le plus de surface pour survivre. Leur présence était donc vue comme garante d’un espace suffisamment grand pour abriter un écosystème en équilibre.

Un retour de balancier a eu lieu la décennie suivante montrant, que, bien que les carnivores jouaient un rôle crucial dans l’équilibre des écosystèmes, les herbivores étaient bien plus importants dans le processus de ré-ensauvagement lui-même.

Aujourd’hui, à terres à Terre, nous souhaitons revenir à un juste milieu qui ne porterait pas l’attention sur un groupe animal en particulier.

Et d’ailleurs, qui n’imposerait pas non plus une hiérarchie entre les différents règnes du monde vivant, les animaux n’étant ni ‘supérieurs’ ni ‘inférieurs’ aux végétaux par exemple !

En revanche, en recréant de la connectivité entre les espaces, c’est l’équilibre des espèces (humains y compris) qui revient naturellement. C’est la méthode que nous employons !

Sources :

  • Foreman, Dave. (1998). The Wildlands Project and the Rewilding of North America. 76 Denv. U. L. Rev. 535
  • Johns, David. (2019). History of rewilding: ideas and practice*. 10.1017/9781108560962.002.

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