04/06/2025

La Terre ne nous oublie pas

                                              Notre mémoire est incroyable.

Même si nous ne nous servons que d’un infime pourcentage de notre capacité intellectuelle, en exerçant notre mémoire, nous nous rendons compte que nous sommes capables de nous souvenir de choses extrêmement précises.

Malheureusement, l’apprentissage des choses « par cœur » n’est plus trop d’actualité. Le système scolaire a tendance à mettre l’emphase sur la compréhension de la connaissance plus que sur le fait de la retenir.

Pourquoi? Sans doute parce qu’aujourd’hui les sources de connaissances (ou « pseudo connaissances ») sont tellement nombreuses que l’on se sent dispensé de savoir tant que l’on sait où aller chercher le savoir.

Mais comment avoir l’idée d’aller puiser dans des sources de connaissances si le concept même de ce savoir ne trouve aucune racine en nous? En d’autres termes comment aller se renseigner sur ce qu’est un mycelium si on ne sait même pas que cela existe? C’est un autre débat que l’on ne traitera pas ici.

                                                           Apprendre « par cœur »

Apprendre les choses « par cœur » serait proche d’apprendre les choses avec son cœur, c’est-à-dire avec toute cette sensibilité qui nous caractérise en temps qu’êtres sensibles.

Apprendre des choses « par coeur » serait-il plus proche du fait de se remémorer un savoir ancestral qui existe depuis des temps sans commencement que d’un véritable apprentissage?

On pourrait alors plus précisément parler de se « souvenir avec le cœur » que « d’apprendre par cœur ».

 Il y a-t-il des savoirs en ce monde qui nous sont inconnus?

Si l’on considère que nous sommes la Terre (cf article du 18/08/2024) et que la terre est là depuis des temps immémoriaux alors nous devons accepter sans réserve le mystère qui consiste à reconnaître que nous sommes dépositaire de son savoir.

Nous disons que l’homme a découvert le feu mais pourquoi ne pas dire plutôt qu’il s’est souvenu comment faire naître du feu ou comment entrer en relation avec lui?

Car il n’a rien découvert réellement. Le feu existait avant cette période et depuis des temps illimités. L’homme s’était coupé de sa relation avec lui et le subissait plus qu’il ne l’apprivoisait.

Plutôt que de parler de connaissance sur la Terre et la vie, on pourrait parler de renouer avec notre savoir sur les éléments, retisser des liens que nous avons toujours eus mais qui, faute d’être entretenus, se sont peu à peu distendus.

                                                 Se reconnecter ou se lier?

Se reconnecter fait partie du vocabulaire de la technologie. On connecte des instruments ensemble. Ni nous, ni la Terre ne faisons partie d’un quelconque ensemble à reconnecter.

Renouer signifie avoir un élan du coeur et aller vers l’autre, sans esprit de domination ou de profit. C’est une main tendue pour créer (recréer) une relation profitable à tous. C’est reconnaître l’existence préalable d’un lien qui a été rompu.

Quand je me connecte, je peux me lier à l’énergie de la Terre mais qu’est-ce que je lui apporte en retour? C’est une relation univoque et je reste un élément extérieur à la Terre. Renouer, c’est retrouver le lien du cœur, c’est se mêler, c’est accepter de quitter sa place pour se fondre dans l’autre, s’emmêler, s’entremêler pour respirer au même rythme.

Renouer avec nos origines

Renouer c’est retrouver le lien unique de notre origine: le lien à l’énergie, à la nourriture, à l’air, au feu, au vent, à l’eau et surtout au mystère de toute cette intelligence qui a conduit à ce que je vois le jour sous cette forme, ici et maintenant et à en être profondément reconnaissant.

Être reconnaissant, c’est re-connaitre, c’est connaître à nouveau, se re-lier, refaire le nœud du lien avec ce à quoi j’appartiens.

Être reconnaissant, c’est accepter de quitter le siège de l’égo-centricité pour reconnaître que je ne suis qu’une (infime) partie d’un grand tout. Infime, mais importante. Pas plus importante ou moins importante car toute partie du tout est et ne supporte aucun qualitatif, car chacune est importante intrinsèquement et non relativement.

Ce qui est par-dessus tout important est le message lui-même, non les mots qui le composent, pris dans leur individualité. Et qu’est-ce qu’un mot sans contexte? Sans lien avec les autres mots dans une phrase ?

Nous sommes un des maux de la Terre or nous devons redevenir les mots du message de la Terre. Nous devons repasser à la compréhension qu’il n’y a qu’un message, c’est celui de la Terre.

Le message des hommes n’est qu’un vacarme de l’esprit qui dissimule le vrai message qui devrait parvenir à nos cœurs.

Le message de la Terre est transmis depuis des centaines de centaines d’années et reste toujours le même depuis des générations d’êtres sensibles. C’est en ouvrant notre cœur et en faisant le calme dans notre esprit que nous pourrons à nouveau l’entendre.

Renouer, c'est retrouver le lien unique de notre origine

Lire la suite

Rien de plus vivant que le bois mort!

Lire la suite

La Terre est tellement plus que l'environnement

Lire la suite

le terme de renoncement a bien souvent une connotation péjorative...

Lire la suite
FR